Votre candidat d'Option nationale dans Laurier-Dorion

Les candidats d'Option nationale parcourent le Québec pour rencontrer des sympathisants et leur livrer des autocollants de fleurs de lys, symbole national du Québec.

Décorez vous aussi votre boîte à malle avec ce symbole qui nous rappelle où nous sommes, qui nous sommes.

 

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En ce début de campagne électorale, plusieurs enjeux seront mis de l'avant, notamment en environnement. Nous exposerons ici le point de vue d'Option nationale concernant l'exploitation du pétrole de schiste à Anticosti, proposée par le gouvernement du Parti québécois et soutenue par la CAQ.

Tout d'abord, l'exploitation du pétrole d'Anticosti ne peut-être reliée à une politique québécoise d'indépendance énergétique. En effet, comme il est noté dans le récent rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec : « le gaz naturel et le pétrole ont des marchés qui dépassent de beaucoup les limites géographiques du Québec. Il n'y a donc pas de raison de lier la production de ces ressources à la consommation interne ». En d'autres termes, rien ne garantit que le pétrole d'Anticosti serait consommé, ni même raffiné, au Québec.

Par ailleurs, il est ici question d'une ressource pour laquelle, au même titre que les autres ressources naturelles, nous devons évaluer les effets de son exploitation sur l'environnement tant au niveau local que global. Sur le plan local, les problèmes soulevés par l'extraction du pétrole de schiste à Anticosti sont semblables à ceux liés au gaz de schiste dans la vallée du St-Laurent. En effet, dans les deux cas, la pollution affectant l'environnement immédiat provient essentiellement de la technologie extractrice, la fracturation hydraulique, et non du produit extrait.

La question se pose donc : pourquoi le moratoire du Parti québécois sur la fracturation hydraulique est-il valable dans la Vallée du St-Laurent, mais pas à Anticosti?

Le gouvernement péquiste évoque à cet égard le critère de l'« acceptabilité sociale », en se fondant sur le fait que la principale différence entre ces deux endroits réside dans la faible population d'Anticosti (300 habitants) par rapport à celle, beaucoup plus grande, de la vallée du St-Laurent. C'est ce qu'expose le député Daniel Breton dans une récente vidéo où il justifie son appui au projet Anticosti, marquant par le fait même un revirement spectaculaire en regard de ses prises de position passées.

En outre, le gouvernement défend le projet Anticosti en faisant miroiter de possibles retombées économiques y étant associées. Tout ceci laisse voir que la grille d'analyse du Parti québécois, en ce qui a trait à des projets de développement économique ayant des effets sur l'environnement, est essentiellement la même que celle du Parti conservateur du Canada. Dans cette grille, la faune et la flore n'ont pas de valeur intrinsèque, l'humain étant la mesure de toute chose. En faisant sienne cette vision des choses, le Parti québécois évacue l'aspect environnemental du développement durable, n'en conservant que l'aspect économique et social.

Pour respecter le principe de développement durable, un moratoire devrait être imposé sur toute exploitation utilisant la fracturation hydraulique sur le territoire du Québec, que ce soit pour extraire du gaz ou du pétrole. C'est d'ailleurs ce que propose Option nationale dans sa plateforme (article 2.2).

Sur le plan global, maintenant, quelles seraient les conséquences de l'exploitation de pétrole de schiste au Québec ? La production de pétrole de schiste émet une quantité de CO2 de 25 à 75 % plus importante que celle du pétrole conventionnel. Tout geste de l'État québécois menant à une plus grande exploitation du pétrole de schiste implique une plus grande émission globale de CO2 dans l'atmosphère.

Pour être cohérent dans sa lutte au changement climatique, le Québec ne devrait donc pas favoriser par ses politiques l'augmentation de la production de pétrole de schiste, que ce soit sur son territoire ou à l'extérieur. Cette réflexion s'applique à Anticosti, mais en poussant le raisonnement plus loin, on peut également inclure les pipelines qui passeront sur son territoire et qui suscitent l'enthousiasme du Parti québécois et de la CAQ. La mise en place de ces pipelines permettra l'augmentation de la production de pétrole non traditionnel en Alberta et au Dakota du Nord, ce qui produira aussi davantage de CO2.

Si le Québec province peut s'opposer à l'exploitation sur Anticosti, il est toutefois menotté lorsque vient le temps d'interdire le passage de pipelines sur son territoire. Seul un Québec disposant des pouvoirs d'un pays serait en mesure d'agir en ce sens. C'est pour des raisons comme celle-ci qu'Option nationale propose de réaliser l'indépendance du Québec dès son premier mandat, et fait de cet objectif le centre de son action politique.

Miguel Tremblay
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